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Les « affaires musicales »

publié 08/29/2019

Par Widney Bonfils

Depuis mon arrivée à la SOCAN, j’ai eu l’opportunité de rencontrer de nombreux auteurs et compositeurs émergents. Un de leurs points communs est cette volonté profonde de « réussir » dans l’industrie musicale. Ce désir de partager leur art me fascine, tant par le courage qu’il demande, mais aussi pour cette passion contagieuse qu’ont ces artistes en devenir.

Au fil de discussions captivantes, je me suis cependant aperçu que beaucoup n’avaient aucune idée de ce dans quoi ils s’apprêtaient à plonger. Je me suis rendu compte que beaucoup d’entre eux n’évaluaient absolument pas la charge de travail et les connaissances nécessaires afin de naviguer dans cette industrie. L’idée de dire que « je veux juste faire de la musique » est à mon avis complètement obsolète et ridicule. Comment peut-on prétendre réussir dans une industrie que l’on ne comprend pas? Imaginez-vous un aspirant banquier qui ne comprendrait pas la base de l’économie ou de la finance? C’est la même chose en musique. Faire de la bonne musique est la bonne porte d’entrée, mais ne garantit en rien un quelconque succès.

La première question que devrait se poser quelqu’un qui aspire à ce milieu est la suivante : est-ce pour moi un hobby ou est-ce que je veux tirer profit de mon art? Cette question est cruciale, car elle déterminera le futur de celui ou celle qui aspire à gagner sa vie dans cette industrie. Car faire carrière dans la musique demande bel et bien un profil d’entrepreneur. Et comme toute entreprise en démarrage, il faut faire les choses par étape et ne pas vouloir aller trop vite. Voici quelques points de réflexion qui, je l’espère, pourront aider à mieux cerner les bases de cette industrie.

L’importance de s’informer

L’ignorance n’a jamais été, n’est pas, et ne sera jamais sexy. L’idée de dire qu’on fait de la musique et qu’on n’a pas besoin de comprendre la partie business est complètement folle, voire irresponsable. On ne va pas faire de l’escalade sans équipements. De la même manière, on ne n’entre pas dans cette industrie sans s’équiper des bases. En gros, voici quelques notions, qui à mon sens sont essentielles à une bonne compréhension du milieu en général :

  • Les droits d’auteurs (mécaniques, performance…)
  • Les sociétés de gestion et leurs responsabilités (SOCAN, RE:SONNE…)
  • Les modes de financement et les institutions qui supportent l’industrie musicale (Musicaction, Factor, CALQ, CAC…)
  • Les différents intervenants en musique et leurs responsabilités (labels, éditeurs, agents de spectacles…)
  • Les plateformes de diffusion et leur fonctionnement

C’est la responsabilité de l’entrepreneur musicale de comprendre ces notions, car une fois comprises, il ou elle pourra cerner ses besoins et commencer à se bâtir une équipe.

Bien s’entourer, mais rester maitre de son bateau

Au fil des discussions et des rencontres, j’ai pu constater un réflexe qu’ont beaucoup d’auteurs et compositeurs émergents : cette volonté de se trouver un gérant, un éditeur ou un label sans comprendre le rôle et les différences entre ces intervenants et sans avoir pris le temps d’évaluer leurs propres besoins. Il ne faut pas s’étonner de se retrouver dans des situations compromettantes par la suite. En revanche, une fois ces notions comprises et les besoins identifiés, je crois fondamentalement en l’importance de se bâtir une équipe. On ne peut certainement pas tout faire seul. Avoir la bonne équipe peut permettre à l’auteur de pouvoir se concentrer sur ce qu’il préfère , la musique, tout en étant assuré que la partie business est entre de bonnes mains. Cela passe néanmoins par une compréhension préalable des notions que nous avons exposées précédemment. Je pense que l’artiste est au cœur du projet et est aussi le CEO de son équipe et du projet bâti autour de lui ou elle.

Savoir gérer le rejet et avoir le courage de poursuivre ses rêves

Beaucoup abandonnent, car ils se rendent compte de la difficulté du milieu. Beaucoup d’appelés, peu d’élus. Ces individus n’étaient pas prêts ou du moins voyaient ce hobby comme une profession. L’industrie musicale est une des plus gratifiantes, mais aussi une des plus frustrantes. Avant de pouvoir goûter au succès, il faut être prêt à endurer beaucoup de rejets, ce qui n’est pas chose facile. Même quand on a réussi, il faut apprendre à gérer ce succès; d’où l’importance de bien s’entourer. Le stress mental que peut représenter le fait d’être tout le temps sollicité peut rapidement devenir problématique psychologiquement si on ne sait pas le gérer.

À mon avis, une fois qu’on a pris conscience de son talent et surtout qu’on a pris la décision d’en vivre, s’installe une responsabilité de partage. Je crois fondamentalement à la puissance de la musique. Elle nous rassemble, nous motive, nous guérit… Cette partie intégrante de la culture est cruciale pour l’humanité tant elle fait partie de nos vies. Je crois aussi à l’importance de nos artistes et suis attristé de voir certains abandonner une carrière de manière prématurée. Ce n’est pas un métier facile. Comme je le mentionnais, savoir conjuguer avec le rejet, la déception et les difficultés financières du début n’est pas évident. Il faut s’accrocher, car ça en vaut la peine.

Comme toute industrie, l’industrie musicale fonctionne par palier. Oui, les grands noms de ce monde, tels que les Drake, The Weeknd ou autres sont vus comme étant des artistes à succès faisant des millions par année. Mais beaucoup d’artistes vivent plus que convenablement de leur art. Pour moi, c’est ça le succès.

 

Confidences d’une mauvaise féministe

publié 08/20/2019

Par Miranda Mulholland

Jouons à « quatre vérités et un mensonge. »

  • J’ai eu un gérant de tournée qui tentait de s’immiscer dans ma couchette dans l’autobus de tournée nuit après nuit ; il tirait sur la fermeture en velcro et éclatait de rire lorsque je sursautais en constatant cette intrusion pour le moins importune. Après avoir débattu intérieurement à savoir si j’en parlerais, j’en ai parlé avec le gérant du groupe et tout ce qu’il m’a répondu c’est qu’il ne l’engagerait peut-être plus.
  • On m’a dit que je coûtais trop cher à engager pour une tournée étant donné que je suis une femme et que j’ai par conséquent besoin de ma propre chambre, ce qui coûte trop cher (malgré le fait que toutes les épouses des musiciens aient clairement indiqué qu’elles préfèrent que je ne partage pas une chambre avec leur mari).
  • J’ai vu plein de femmes venir à nos spectacles, monter dans le bus de tournée pour se taper mes collègues musiciens — et pas juste à nos spectacles, mais lors de spectacles par d’autres artistes pour qui nous assurions la première partie ou simplement que nous étions allés voir en tant qu’invités — et la règle d’or était que ce qui se passe en tournée appartient uniquement à la tournée. J’ai menti aux copines de mes collègues musiciens, car c’est ce qu’on attendait de moi, implicitement. Si j’avais dit la vérité, je ne ferais plus partie de « la gang », et par « gang », je veux dire que je ne parviendrais plus à trouver l’emploi payant et stable de musicienne que j’avais réussi à me créer dans une industrie notoire pour son instabilité en jouant de l’instrument que j’ai appris depuis l’âge de quatre ans.
  • Quand je suis la seule musicienne d’un groupe, on me demande systématiquement lequel des autres membres du groupe est mon copain.
  • Un impresario très puissant m’a enfoncé sa langue dans la gorge sans mon consentement et je n’avais évidemment aucun recours.

Avez-vous deviné quel est le mensonge ? La triste vérité, c’est que tous ces événements sont vrais, et le seul mensonge est qu’à travers tout cela, je me disais que j’étais féministe. Ce qui est encore plus triste, c’est que plein d’autres trucs bien pires me sont arrivés, et je ne me sens pas prête ni même capable d’en parler. J’étais prisonnière du rôle de la seule fille du groupe, et durant tout ce temps, je me sentais fière de ne pas être comme toutes les filles. Mais voici le véritable pire bout de l’histoire : je me suis laissé assimiler. Je me taisais, je croyais que c’était la seule façon d’agir. La deuxième vague du féminisme s’est produite dans les années 60, n’est-ce pas ? J’ai grandi avec le mouvement Girl Power des années 90, n’est-ce pas ?

Les choses ont changé, n’est-ce pas ? Si j’étais encore une victime, c’était uniquement de ma faute.

N’est-ce pas ? Je suis une féministe épouvantable. Et le pire, c’est que je m’en suis rendu compte tout récemment. J’étais assise dans la Grand Assembly Room, à Bath, en Angleterre — une cour tout ce qu’il y a de plus austère qu’on dirait tirée de la biographie de Jane Austen — afin d’écouter Caroline Criado-Perez parler de son livre Invisible Women, et elle a touché une corde très, très sensible lorsqu’elle s’est décrite comme une femme qui ne voulait pas être « comme les autres filles ».

Si vous ne connaissez pas encore l’œuvre de Mme Criado-Perez, je vous recommande d’arrêter de lire ce texte et de commander son livre. Idéalement, achetez-le dans votre librairie locale, mais bon, je ne vais pas couper les cheveux en quatre ici. J’attends… Bon choix ! Vous allez adorer ! Il vous remplira de passion, de rage et de compréhension, mais d’une bonne manière. Continuons.

Je suis folle des garçons depuis que je suis née. Quand j’étais petite et que les garçons me disaient que je n’étais pas comme les autres filles, j’avais l’impression qu’on me faisait le plus beau des compliments.

Mais comment étaient les « autres filles » ? Émotives, irritables, nécessiteuses et « mémères ». Pourquoi me louangeait-on, alors ? Parce que j’étais stoïque et tacite, calme et complice. J’apprends vite et je me suis transformée afin de devenir la fille que je croyais qu’ils souhaitaient. Ce fut mon premier acte de trahison envers le féminisme et toutes les femmes.

Ça s’est poursuivi jusqu’à l’université où je suis devenu la cible de choix d’un prof qui m’a fait sentir comme si j’étais l’élue et qui savait pertinemment que je ne parlerais à personne de notre relation secrète parce que je « n’étais pas comme les autres filles ». J’ai appris beaucoup plus tard qu’il avait un don pour flairer les « filles pas comme les autres » et que nous étions toutes tombées dans le panneau. Dans son cas, donc, nous étions comme « toutes les autres ».

J’ai auditionné pour plusieurs groupes de musique après l’université et fini par trouver une place dans ce groupe punk celtique où les mêmes règles à propos de ne pas être comme les autres filles étaient en vigueur. Passer du monde universitaire passablement plus équilibré en ce qui a trait au ratio hommes-femmes pour arriver dans un univers où j’étais la seule femme, j’ai eu droit à un cours intensif sur un autre aspect central du mode de vie « seule femme du groupe » et ce que ça implique. Cette impression a été décrite comme le Principe de la Schtroumpfette par le New York Times Magazine en 1991, en référence à la pénurie de personnages féminins dans la célèbre BD. (Pour votre info, il y a trois personnages féminins sur un total de 105 personnages : la Schtroumpfette, Sassette et Mémé Schtroumpf)

J’ai rapidement appris ce que voulait dire « symbolique ». En anglais, on parle de « tokenism », ou « tokénisme », qui vient de l’ancien anglais et signifie « symbole », et que l’on définit comme ne faire qu’un geste symbolique, par exemple lorsqu’il est question d’offrir les mêmes chances aux membres d’une minorité qu’à ceux de la majorité. J’étais désormais une « la seule ».

Les recherches portant sur les effets secondaires du « tokénisme » ont d’abord été abordées par Rosabeth Moss Kanter, professeure à la Harvard Business School. En 1977, elle a publié un livre intitulé Men and Women of the Corporation. Elle y analyse les conséquences négatives d’être « la seule » :

  1. Vous êtes très visible et, par conséquent, examinée beaucoup plus minutieusement.
  2. Vous êtes ostracisée par la majorité qui exagère ses différences, ce à quoi les « seules » réagissent soit en acceptant leur statut d’« outsider » ou en faisant tout pour devenir un « insider », même si elles ne le seront jamais à part entière.
  3. On s’attend de vous que vous ayez des comportements sexo-spécifiques. Autrement dit, « les seules » peuvent combattre cette assimilation (très difficilement) ou accepter une forme d’« encapsulement des rôles ».

Kanter a découvert que les femmes dans son étude avaient majoritairement accepté cet encapsulement et choisissait l’un des quatre rôles caricaturaux suivants : la maman, l’animal de compagnie, la séductrice ou la vierge de fer. Intéressant. Vous vous souvenez des trois schtroumpfettes ? Il aurait fallu que Peyo crée un schtroumpfvierge de fer pour compléter son quatuor.

Il y a eu de nombreuses études au sujet de nombre de « seules » qui existent dans divers domaines, et pas seulement le sexe, mais aussi la race, l’âge, et tout le toutim. Les deux exemples notables sont Women in the Workplace, et, plus spécifiquement au sujet de l’industrie de la musique, la choquante (mais pas si surprenante) étude Annenberg.

Je me suis assimilée. Je cautionnais les comportements que j’observais. Pire, je me comportais comme ça moi aussi, parce que je voulais faire partie de la « gang ». Je ne pointe pas mes collègues musiciens du doigt, soyons clairs, la plupart d’entre étaient et sont toujours, individuellement, de bonnes personnes. C’est simplement que dans l’industrie de la musique, être un homme c’est la norme et j’étais l’« autre ».

Si j’avais eu ne serait-ce qu’une autre femme dans mon coin du ring, peut-être aurais-je vu le système pour ce qu’il est — brisé et contre moi —, mais n’oublions pas que je n’étais pas comme les autres. J’étais un des « boys ». À mesure que je me définissais comme « pas comme les autres », je m’étais ostracisée de modèles et d’alliées potentielles qui auraient pu m’inviter à prendre un verre pour me dire « Miranda, cesse d’accepter toute cette merde ». L’étude de Kanter sur le « tokénisme » aborde la question de l’importance d’avoir des modèles et des alliés, peu importe leur sexe. Je peux dire avec assurance dans chaque groupe dans lequel j’ai joué, la musique et les autres musiciens se portaient beaucoup mieux si je me sentais à l’aise d’être moi-même.

Épuisée de mon constant sentiment d’altérité, j’ai fondé un groupe baptisé Belle Starr. J’ai présenté Stephanie Cadman à Kendel Carson — deux de mes personnes et musiciennes préférées — et nous sommes devenues un trio. C’était ma première leçon de démocratie sociale, de respect et d’inclusion authentiques. Nous avons découvert nos propres forces et le pouvoir combiné de trois femmes fortes. Ce qui ne signifie pas qu’on ne nous pose plus l’inévitable question « où est votre mec de son ? », qu’on ne nous sexualise pas constamment ou qu’on ne sous-estime plus nos aptitudes. Mais malgré tout, ça demeure la meilleure preuve qu’on peut être un tout plus grand que la somme de ses parts lorsqu’on accorde de la valeur à l’apport de chacun des membres du groupe.

Mon projet principal, en ce moment, c’est le duo Harrow Fair en compagnie de Andrew Penner. Nous travaillons très fort pour maintenir un juste équilibre. Nous discutons de chacune de nos décisions, négocions et nous engueulons, parfois. Mais tout ce que nous faisons, nous le faisons avec respect et en plaçant l’art que nous créons au cœur de tout. Andrew a fait preuve de beaucoup de compréhension pendant que je rebâtissais ma confiance en moi après avoir été diminuée et sous-estimée pendant la majeure partie de ma carrière. Merci Andrew !

Nous devons tous devenir de meilleures féministes. Féministe n’est pas un gros mot. Ça ne signifie pas enlever quoi que ce soit à qui que ce soit. Ça signifie simplement que la neutralité des genres ne se conjugue pas au masculin. Ça signifie que les femmes ne sont pas « autres ». Mais afin de changer ce qui s’est imposé comme un statu quo, nous devrons nous ouvrir les yeux et agir avec volonté. Faites attention aux mots que vous utilisez et soyez conscients de qui sont les décideurs. Les femmes représentent un peu plus de la moitié de la population : en est-il de même pour votre conseil d’administration ou la liste des artistes qui joueront à votre festival ? Si ce n’est pas le cas, il faut que vous corrigiez la situation. Plus il y a de voix autour de la table, plus la discussion sera riche, car les gens se sentiront en sécurité d’y partager leurs opinons ; moins de « -ismes » et moins d’espace pour toute la merde que mes collègues féminines et moi avons enduré. Je lève mon chapeau à ceux qui le font déjà, et nous devons tous leur lever notre chapeau.

De mon côté, j’ai lancé le Muskoka Music Festival (qui était auparavant le Sawdust City Music Festival) et, depuis sa création, nous avons déployé avec toute notre énergie tous les efforts pour arriver à la parité et à l’inclusion. Je siège au conseil des gouverneurs du Massey Hall/Roy Thomson Hall, et nous avons fait de grands pas vers la parité. Je suis la présidente du Comité consultatif de Music Canada, et je suis incroyablement fière de la représentativité et de la diversité de notre comité. Il y a encore beaucoup à faire dans tous les secteurs de la représentativité, et je veux mieux faire moi aussi.

Je veux être une meilleure féministe, tout simplement. Vous embarquez avec moi ?

 

Les mille et un gages imprévisibles du succès d’une chanson

publié 08/7/2019

Par Patricia Conroy

Créer une chanson géniale n’est que le début.

Il faut l’acheminer à l’interprète qui lui donnera des ailes.

Puis il y a la magie qui se produit des fois en studio, un bon vendredi après-midi, avec un groupe de musiciens merveilleux et inspirés, qui “saisissent” la chanson du premier coup et lui donnent exactement le son qu’il lui faut.

Il y a aussi le réalisateur ou la réalisatrice qui le savait d’avance en sélectionnant ces interprètes.

L’ingénieur est génial, la chanson sonne juste.

Ensuite, grâce à un coup de chance, la chanson fait l’objet d’un single qui joue dans certaines stations de radio.

Puis elle tombe dans les oreilles de quelqu’un qui quitte la maison pour de bon dans sa voiture… ou de quelqu’un qui s’apprête à entrer dans une chambre de motel pour une rencontre illicite… ou d’une mère célibataire qui s’y raccroche parce qu’il ne lui reste rien d’autre.

Chacune de ces personnes s’attache à la chanson pour des raisons différentes, étranges et réelles, et, avant longtemps, ton œuvre prend son envol et commence à se hisser dans les palmarès.

Puis c’est le succès.

Tu attrapes ta guitare et écris une autre chanson.

L’écriture de chansons, c’est une passion, et, ces temps-ci, j’essaie de créer des choses qui ont une âme.

Certains jours, toutefois, la magie n’est pas au rendez-vous, et c’est une chose qu’on ne peut pas improviser.

Le secret est peut-être de ne jamais cesser d’aller au puits.

Écoute de la musique qui nourrit ta passion.

Les idées viennent de partout : une mélodie, une expression, un film, un panneau publicitaire, un autocollant aperçu sur la camionnette arrêtée devant ta voiture à un feu rouge…

Il faut chercher des histoires, en inventer. Continue de regarder et d’écouter.

Ralph Murphy m’a raconté un jour une anecdote concernant Harlan Howard. Il m’expliquait comment celui-ci se rendait presque tous les jours dans sa brasserie locale pour le 5 à 7, juste pour écouter les conservations des gens. C’est là qu’il a trouvé plusieurs de ses meilleures idées de chansons… dans la vraie vie, en écoutant du vrai monde.

La chanson géniale, c’est là qu’elle commence. Bonne chance, et amuse-toi bien!