Les redevances de la SOCAN : gagne-pain essentiel des créateurs

publié 01/14/2014

Par Kit Wheeler

L’une des idées fausses les plus répandues sur la SOCAN veut que les redevances d’exécution qu’elle perçoit sont versées le plus souvent aux membres vedettes, aux artistes accomplis comme Luc Plamondon, Avril Lavigne, Leonard Cohen, Michael Bublé, Céline Dion, Chad Kroeger ou Sarah McLachlan, entre autres.

Mais en réalité, seulement environ 20 pour cent des membres de la SOCAN sont à « revenus élevés ». Les 80 pour cent restants sont le plus souvent des auteurs-compositeurs qui travaillent quotidiennement très fort afin de gagner leur vie. Parfois, ces auteurs-compositeurs ne sont pas des artistes du disque ou de la scène, ce qui fait que leurs redevances de la SOCAN ne sont pas seulement une partie de leurs revenus, mais bien leurs seuls salaires. De plus, il n’y a aucune garantie que leur musique soit enregistrée ou exécutée en public pour effectivement gagner ces redevances.

Alors, comment font ces auteurs-compositeurs méconnus pour gagner leur vie grâce à la SOCAN?

Lorsque vous entendez une chanson à la radio, de la musique dans une émission de télévision ou dans un film, ceux qui ont écrit cette musique ou cette chanson reçoivent des redevances. La SOCAN paye ces redevances aux créateurs et aux éditeurs de la musique utilisée dans les émissions de télévision, du câble, de la radio, de la radio par satellite, dans les films au cinéma et dans les hôtels, en concert et diffusée en continu sur Internet.

Plus précisément :

  • Il y a de la musique utilisée dans presque chaque émission de télévision et du câble. La SOCAN prend note de toutes les émissions diffusées au Canada et de toutes les musiques qu’elles contiennent, ainsi que de toutes les personnes ayant participé à la création de cette musique pour s’assurer qu’elles recevront des redevances.
  • Pour les chansons entendues à la radio – que ce soit sur une station commerciale, à la radio par satellite ou universitaire – la SOCAN paiera des redevances aux auteurs-compositeurs et aux éditeurs de musique pour ces exécutions.
  • Pour les prestations musicales sur scène dans une grande salle de concert, lors d’un festival d’une fin de semaine d’été ou dans un petit bar, la SOCAN paient des redevances aux créateurs des chansons qui sont jouées.
  • Pour la musique utilisée dans des films visionnés au cinéma, des films loués, des services musicaux dans les hôtels et motels, et sur les chaînes de musique à la télévision par câble, la SOCAN perçoit des redevances d’exécution qui permettent aux auteurs-compositeurs et aux éditeurs de musique de gagner leur vie.
  • La source de revenu la plus récente et à la plus fort croissance pour les créateurs est l’Internet.  Les chansons diffusées en continu sur les services de musique en ligne et les vidéos de musique diffusées en continu sur YouTube sont toutes retracées et traitées par la SOCAN pour payer des redevances.
  • De la musique joue à peu près partout où l’on va : dans les restaurants, les bars, les clubs, chez le dentiste, dans les salons de coiffure, dans les ascenseurs, les halls d’hôtel, en attente au téléphone et ainsi de suite. La SOCAN émet des licences pour toutes ces utilisations de musique afin que les personnes souvent méconnues, qui travaillent avec acharnement pour créer toutes ces œuvres musicales, soient correctement rémunérées pour leurs efforts.

Après tout, les auteurs-compositeurs ne sont pas payés à l’heure, à la journée, à la semaine, au mois ou à l’année pour leur travail de création. C’est seulement quand leur musique est enfin utilisée et exécutée en public qu’ils commencent à récolter les bénéfices de leur travail. La SOCAN est là pour veiller à ce que ces auteurs-compositeurs, qui travaillent souvent dans l’ombre, soient payés quand leur musique joue – qu’ils puissent gagner leur vie grâce à leurs chansons, tout comme les grandes vedettes le font.

Au sujet de Kit Wheeler

Kit Wheeler dirige le Service des répartitions de la SOCAN. Ce service est à la base des activités de l’organisation, c’est-à-dire de s’assurer que les auteurs, compositeurs et éditeurs de musique reçoivent leurs droits d’exécution. « C’est très gratifiant pour moi de savoir que le temps et l’effort que je mets au travail se traduisent par une rémunération équitable pour les créateurs de musique. Celle-ci est une grosse partie de ma vie professionnelle et de celle de mon mari (un journaliste et réalisateur indépendant dans le domaine musical), et la musique joue un grand rôle aussi à la maison. Ce n’est pas rare que les enfants et moi, nous nous mettions à danser ou à improviser de la musique tous ensemble. »

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